Pays de Monts

Localisation

Pays de Monts, Vendée, Pays de la Loire

Organisme

OSUNA
Université de Nantes
UMR 6554 LETG - Géolittomer Nantes
UMR 6112 LPG

Responsable

Agnès Baltzer

Type de côte

  • Environnement : plage rectiligne et dunes côtières
  • Sableuse (Mz ≈ 0,25 mm)
  • Macrotidal (marnage 2,2 m – 5,1 m)
  • Climat de vagues : Ouest / Sud-Ouest (hiver)  et Ouest / Nord-Ouest (été)
  • Hauteur significative de vagues : Hs < 1,5 m (< 5 m au large)
  • Période de pic de vague : Tp entre 5 et 10 s

 

Problématique scientifique du site

A partir de l’étude des échanges sédimentaires entre les différents compartiments - domaine subtidal / tidal / plage / dune côtière - comprendre l’évolution du trait de côte dans différents contextes de forçages météorologiques et anthropiques.

Le territoire de la Communauté de Communes Océan – Marais de Monts, (26,5 km de linéaire côtier), se décompose en différentes entités naturelles qui s’organisent parallèlement au trait de côte avec des plages sableuses à pente douce, un vaste cordon dunaire et le marais de Monts. Certains secteurs de ce littoral sont en érosion.

Le cordon dunaire s’aligne dans une première partie depuis le goulet de Fromentine jusqu’au Pont d’Yeu selon une direction nord-sud (Figure 1) et est caractérisé par une dérive littorale à dominante sud-nord (Geos-Dhi, 2008). La seconde partie s’incurve en direction du sud-est au sud du Pont d’Yeu. Cette seconde partie se décompose en deux sous-ensembles de part et d’autre de l’ancien estuaire de la Baisse comblé naturellement au cours du XVIIIe siècle : l’ensemble du Pont d’Yeu à l’estuaire de la Baisse caractérisé par une dérive littorale nord-ouest / sud-est ; et l’ensemble au sud de l’estuaire de la Baisse jusqu’à la corniche vendéenne caractérisé par une dérive sud-est / nord-ouest (Geos-Dhi, 2008). La figure 1 présente l’ensemble hydrosédimentaire correspondant au territoire de la Communauté de Communes Océan – Marais de Monts, avec une cellule hydrodynamique nord (C1) et une cellule hydrodynamique sud (C2). Elle présente aussi la cellule C3 au sud de l’estuaire de la Baisse, de façon à bien replacer le territoire communal et ses deux cellules dans le contexte géomorphologique plus large de cette partie de la côte vendéenne.

Selon l’Ifen (2006), le département de la Vendée est en érosion à hauteur de près de 40% de son linéaire côtier. Le secteur des Pays de Monts l’est aussi et l’objectif des observations menées consiste à mieux appréhender la problématique érosive du secteur.

 

 

Figure 1 : Localisation des Pays de Monts avec une coupe géologique de Vanney (1977)

Figure 1 : Localisation des Pays de Monts, entre le Goulet de Fromentine et St Gilles Croix de Vie, avec une coupe géologique de Vanney (1977). Les dérives littorales sont matérialisées par des flèches bleues.

 

Pour étudier la cinématique littorale, différentes techniques de suivi sont mises en place et couvrent différents compartiments qui vont du haut de plage vers l’avant plage. En effet, afin de mieux appréhender la (ou les) cellule sédimentaire une double démarche est mise en œuvre. Elle consiste d’abord à procéder à :

  1. des mesures terrain régulières pour la partie émergée : profils de plage, contact plage/dune, recul de la végétation par photointerprétation (La collection des traits de côte depuis 1920 a été réalisée à partir d’une série de photographies aériennes géoréférencées ; les synthèses des taux d'érosion par pas de temps et par transects (Figure 2) de 50m (DSAS))
  2. des mesures ponctuelles pour la partie submergée, jusqu’à la profondeur de fermeture : campagne bathymétrique et sismique, prélèvements de sédiments, mesures hydrographiques (courantologiques et houlométriques) . Cette première campagne de mesures réalisée en 2013 sera de nouveau menée en 2018 afin de pouvoir établir un différentiel.

La sensibilité des indicateurs d’érosion face aux épisodes tempétueux nécessite d'appréhender les forçages, c’est-à-dire les conditions météo-marines (vitesse du vent, hauteurs du plan d'eau et de la houle).

La dernière étape de la démarche initiée est la compréhension de la dynamique globale. Pour cela nous modéliserons cette dynamique en intégrant aussi les volumes globaux disponibles.

 

Figure 2 : Suivi biannuel de 22 profils topographiques depuis 2010 (D’après la thèse de M. Juigner)

Figure 2 : Suivi biannuel de 22 profils topographiques depuis 2010 (D’après la thèse de M. Juigner)

 

Bilan des mesures historiques acquises

  • Suivi altimétrique de la plage et du haut de plage  depuis 2009, sur 22 transects (Figure 2) à raison de deux campagnes par an, en fin de période hivernale et en fin de période estivale (avril, septembre).
  • Suivi du trait de côte
  • Campagne bathymétrique (+ profils sismiques) en 2013 avec des profils espacés de 250 m reconduite en 2018
  • Carte des faciès sédimentaires en 2013 à partir de 500 échantillons acquis lors de la campagne topo/sismique de 2013 (rapport A. Durand). Une nouvelle carte sédimentaire va pouvoir être produite en 2018
  • Mesures en continu du courant et des houles (2 appareils immergés) en 2014
  • Campagnes Lidar topographique en 2014 et 2017
  • Campagne lidar bathymétrique en 2016

 

Paramètres observés

  • Élévation du sol émergé ou immergé (mètres - profil de plage ou modèle numérique de terrain)
  • Position du trait de côté (position x,y en mètres)
  • Courant (m/s)

 

Instruments

  • Appareil photo (fixe ou drone)
  • Courantomètre profileur
  • DGPS
  • LIDAR aéroporté topographique et bathymétrique
  • Sondeur acoustique monofaisceau
  • Benne Van Veen

 

Méthodes

  • Moyen aéroporté (avion ou drone)
  • Opérateur terrain